Kananga | Le Mouvement « Rien Sans les Femmes » dresse un constat alarmant : « À peine 8,64 % des femmes occupent des postes à responsabilité »

Réuni à Kananga ce jeudi 15 mai, le Mouvement « Rien Sans les Femmes » a rassemblé acteurs politiques, leaders coutumiers, membres de la société civile et médias pour dresser un état des lieux de la représentativité féminine dans les sphères décisionnelles. Résultat : un bilan sombre, mais une détermination intacte.

Dans l’enceinte de l’ONG FMMDI, le Mouvement « Rien Sans les Femmes » a tenu une journée de réflexion sur les avancées et les reculs de la participation des femmes aux postes de prise de décision dans la province du Kasaï central.

À la tribune, Josée Mbuyi, point focal adjoint, n’a pas mâché ses mots :

« À peine 8,64 % des femmes occupent des postes à responsabilité au niveau local et sectoriel. »

Un chiffre qui traduit un recul, voire un effacement progressif des efforts fournis lors des élections de 2023, où plusieurs femmes avaient pourtant réussi à se hisser dans les sphères du pouvoir grâce à l’appui du mouvement.

« Les gains de 2023 ont été presque réduits à néant en 2024 », a déploré Josée Mbuyi.

Face à cette réalité, la question centrale posée reste entière : comment atteindre la parité ? Un éventail de propositions a émergé des échanges entre représentants de partis politiques, chefs religieux et traditionnels, journalistes et membres de la société civile. Tous ont plaidé pour une stratégie offensive : plaidoyers, mobilisations, marches, mais aussi un suivi rigoureux des engagements pris.

« C’est maintenant que nous devons réfléchir pour mener des actions », a insisté Nathalie Kambala Luse, point focal du mouvement en province.

Elle a annoncé l’installation d’un comité chargé de plancher sur un plan d’action, tout en remerciant la vice-Première ministre de l’Intérieur, Daniel Tshiela Kamba, pour son appui à la cause féminine.

En attendant le déploiement du programme d’actions, deux émissions médiatiques sont prévues pour mieux faire connaître les objectifs du mouvement et sensibiliser l’opinion publique.

La rencontre s’est clôturée par la signature solennelle d’actes d’engagement en faveur de la représentativité des femmes dans les instances décisionnelles. Une mobilisation que Nathalie Kambala espère durable :

« Cette situation doit nous interpeller tous. J’exhorte les femmes à prendre conscience et à s’engager pleinement, aux côtés des hommes genrés et solidaires. »

FREDDY MILLIONS MBWEBWE

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