Tshikapa | Un diamantaire tué par balles, huit morts dans un accident en 48 heures

Une balle en pleine poitrine, des bandits non identifiés, un homme gisant dans son sang à la sortie de la ville de Tshikapa, capitale du diamant, replonge dans ses vieux démons. Mardi 13 mai, Jonas Munkamba, trafiquant local de pierres précieuses, a été abattu à bout portant par des hommes armés au village Kabukabuka, dans la commune de Dibumba 2. Le motif ? Le vol. Le résultat ? Une vie arrachée, dans l’indifférence presque ordinaire d’une zone devenue poreuse à la violence.

L’attaque a eu lieu en plein jour, sans qu’aucune unité de sécurité ne soit en vue. Les assaillants l’ont laissé agoniser au bord de la route, dépouillé de ses biens. Ce n’est que plus tard qu’il sera transporté à l’hôpital général de référence de Tshikapa, où il succombera deux jours plus tard, ce jeudi 15 mai à 22 heures, faute de soins suffisants. Hémorragie fatale. Silence fatal.

Les autorités locales promettent que les forces de sécurité sont “à la trousse” des assassins. Mais la formule sonne creux dans une province où l’insécurité s’installe avec une régularité effrayante. Dans l’ombre de la pauvreté et de l’impunité, la criminalité armée gagne du terrain. Jonas Munkamba, lui, n’était ni politicien, ni militaire. Juste un homme, connu dans le milieu du diamant, peut-être trop connu.

Comme si cela ne suffisait pas, Tshikapa a aussi été secouée le 14 mai par un autre drame. Un camion estampillé Caritas a perdu le contrôle près du rond-point 3Z à Kele, fonçant droit dans une parcelle habitée. Bilan : huit morts, plusieurs blessés. L’accident soulève à nouveau la question de la vétusté des véhicules de transport et de l’absence de régulation sur les routes de la ville.

 

Francis Kabongo Kasaka

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