IGF | Jules Alingete revendique le déclenchement du contrôle à priori et décline toute ambition ministérielle

« Je suis satisfait d’avoir été l’un des acteurs du contrôle à priori ».

Dans un fauteuil blanc face au journaliste Jean-Marie Kasamba, Jules Alingete Key ne fanfaronne pas. Il constate. Sobrement. L’homme fort de l’Inspection Générale des Finances, dont il est le chef, revendique une chose : avoir fait du contrôle financier un rempart contre la prédation organisée des deniers publics en RDC.

C’est une mécanique qu’il connaît par cœur. Celle de la « patrouille financière », déployée sous l’impulsion du président Félix Tshisekedi, qui veille, avant tout décaissement, à la légalité de la dépense. Pas un sou qui ne passe sous le radar. Résultat ? Des économies à la pelle. Des doublons et agents fictifs rayés du fichier de la fonction publique. Des milliards de francs congolais récupérés. Et une promesse présidentielle qui se matérialise : le salaire des agents de sécurité doublé depuis janvier 2025.

À la manœuvre, Jules Alingete. Technicien rigide, mais pas déconnecté. Il s’inscrit dans la ligne du Chef de l’État, dont il applique les directives sans ciller.

« Je ne vise pas un poste ministériel », glisse-t-il, tout en précisant qu’il reste à la disposition de la République, et donc, du Président.

Mais derrière la méthode, l’homme s’attire des ennemis. Les détourneurs d’hier, désormais à sec, voient en lui un obstacle. Un homme à abattre.

« Seuls les corrompus peuvent me haïr », laisse-t-il entendre, entre deux mots mesurés.

À Kinshasa, son nom est devenu synonyme de rigueur – et d’inconfort pour certains. Le flic des finances, lui, avance. Sans fracas, mais sans détour.

ESPÉRANT DANIEL KAMBULU

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.