Justice climatique en RDC | JUREC réunit experts et citoyens en webinaire ( en ligne ) le 22 juin pour décrypter les obligations des États face au changement climatique

Alors que les effets du changement climatique se font sentir avec une intensité croissante en République démocratique du Congo, l’ONG Juristes pour l’Environnement au Congo (JUREC) place la question de la justice climatique au cœur de son dernier rendez-vous scientifique du Mois de l’Environnement 2026.

L’organisation annonce la tenue, ce lundi 22 juin, d’un webinaire consacré à l’état d’application de la justice climatique en RDC et aux obligations des États en matière de lutte contre le dérèglement climatique.

Prévu de 15h à 17h sur la plateforme Zoom, cet échange virtuel réunira des spécialistes du droit de l’environnement et des chercheurs engagés dans les questions climatiques. L’objectif est d’éclairer le public sur les mécanismes juridiques qui permettent de protéger les populations les plus exposées aux conséquences du changement climatique.

« La justice climatique ne concerne pas uniquement l’environnement ; elle touche également aux droits humains, à l’équité et à la responsabilité des États », soulignent les organisateurs.

À travers cette rencontre, JUREC entend favoriser une meilleure compréhension des enjeux qui entourent la gouvernance climatique, dans un contexte où les pays vulnérables réclament davantage de justice dans les politiques internationales de lutte contre le réchauffement de la planète.

Le premier intervenant, Me Emmanuel Makengo Mulumba, avocat et expert en droit de l’environnement, abordera les fondements de la justice climatique, ses principaux enjeux ainsi que les perspectives qu’elle ouvre pour les communautés affectées par les changements environnementaux.

« Comprendre les principes de la justice climatique est devenu indispensable pour construire des réponses adaptées aux défis actuels », estime-t-il.

De son côté, Emmanuel Twahirwa Nzatuma, doctorant en droit international à l’Université du Québec à Montréal et membre de l’Observatoire sur l’Agenda 2030 des Nations unies, analysera l’application concrète de la justice climatique en République démocratique du Congo. Son intervention portera notamment sur les avancées enregistrées, les défis persistants et les pistes d’amélioration pour renforcer l’effectivité des mécanismes de protection environnementale dans le pays.

La troisième communication sera assurée par Me Felix Credo Lilakako Malikuka, président du conseil d’administration de JUREC et spécialiste du droit de l’environnement. Son exposé examinera la portée de l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de Justice (CIJ) concernant les obligations des États face à la crise climatique.

« Les décisions et avis des juridictions internationales contribuent de plus en plus à définir les responsabilités des gouvernements dans la protection du climat », rappelle-t-il.

L’accès au webinaire est entièrement gratuit. Les organisateurs invitent étudiants, chercheurs, acteurs de la société civile, professionnels du droit, décideurs publics ainsi que toute personne intéressée par les questions environnementales à prendre part à cette activité. L’inscription s’effectue à travers le code QR figurant sur l’affiche officielle de l’événement.

Cette rencontre marque la clôture d’une série de webinaires organisés par JUREC durant le Mois de l’Environnement. Au cours des précédentes éditions, l’organisation a multiplié les espaces de réflexion sur la gouvernance environnementale, les droits des communautés locales et les défis liés à la gestion durable des ressources naturelles. Ces échanges ont permis de renforcer le dialogue entre juristes, chercheurs et acteurs de terrain autour des solutions à apporter aux enjeux écologiques auxquels la RDC est confrontée.

À l’heure où les débats internationaux sur la responsabilité climatique gagnent en importance, notamment avec la multiplication des contentieux environnementaux et l’implication croissante des juridictions internationales, cette initiative de JUREC apparaît comme une contribution à la diffusion des connaissances juridiques et à la promotion d’une participation citoyenne plus active dans les questions climatiques. Les perspectives demeurent nombreuses : renforcer le cadre juridique national, améliorer l’accès à la justice environnementale et faire entendre davantage la voix des communautés affectées dans les décisions relatives au climat.

Willy Ulengu Samuanda

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