
Le gouvernement congolais a décidé de relancer les activités de la Société Anhui Congo d’Investissement Minier (SACIM), implantée à Miabi, dans la province du Kasaï Oriental, selon le compte-rendu du Conseil des ministres tenu vendredi à Kinshasa.
La société, qui produit près de 250 000 carats de diamants par mois, est confrontée à une crise profonde menaçant sa survie. Le ministre des Mines, qui a présenté une note d’information à ce sujet, a expliqué que la principale difficulté résidait dans une restriction de commercialisation imposée par un arrêté ministériel datant de février 2022.
« La SACIM était contrainte de vendre ses diamants exclusivement à un nombre limité d’acheteurs agréés par le Centre d’expertise, d’évaluation et de certification (CEEC), ce qui a considérablement réduit ses revenus », a expliqué le ministre, cité par le compte-rendu.
Ce blocage a entraîné des retards de paiement atteignant 13 mois, provoquant des tensions sociales parmi les travailleurs, ainsi que des manifestations dans la région.

Pour remédier à cette situation, un nouvel arrêté a été signé le 2 juin 2025, rétablissant la liberté de commercialisation des diamants, conformément aux dispositions du Code minier. Cette mesure vise à redonner à l’entreprise les marges de manœuvre nécessaires pour se redresser financièrement et rétablir la paix sociale.
La situation critique de la SACIM avait déjà été portée au Sénat en avril dernier par le sénateur Alphonse Ngoyi Kasanji, qui avait plaidé pour la création d’une commission d’enquête parlementaire afin de suivre de près la gestion de cette société minière stratégique pour le centre du pays.