
La Direction générale des recettes du Kasaï-Central (DGRKAC) a lancé, dans la matinée de ce jeudi 6 août 2026 à Kananga, une opération de contrôle des permis de conduire auprès des conducteurs de taxi-motos. Annoncée depuis plusieurs mois, cette mesure vise à identifier les taximen qui ne sont pas en ordre avec les documents exigés.
Accompagnés d’éléments de la police, les agents de la DGRKAC ont installé des points de contrôle dans plusieurs endroits de la ville, notamment à l’arrêt de bus Bikuku, près du Camp SNCC, ainsi qu’au niveau de l’Université pédagogique de Kananga (UPKAN). Des planches à clous ont été placées pour empêcher les conducteurs en irrégularité de poursuivre leur trajet.

L’opération a surpris plusieurs taximen, malgré la présence antérieure d’agents chargés du même contrôle. Certains conducteurs affirment toutefois avoir été informés à l’avance et s’être déjà mis en ordre.
« J’étais déjà au courant de cette affaire. Je suis allé avoir mon permis de conduire pour éviter qu’on me prenne la moto. Il y avait déjà des agents envoyés par la DGRKAC. Quand tu n’avais pas de document, tu payais cinq dollars et tu recevais un reçu », a témoigné un taximan.
Selon une passagère, le renforcement du dispositif serait lié aux insuffisances constatées dans les précédents contrôles.
« On aurait appris que les agents de la DGRKAC qui étaient sur le terrain ne faisaient pas correctement le travail. Aujourd’hui, beaucoup de taximen en irrégularité ont été surpris », a-t-elle expliqué.
Sur le terrain, l’opération a toutefois perturbé le déplacement de plusieurs usagers. Certains passagers ont été contraints de descendre en cours de route lorsque les taximen qui les transportaient ne disposaient pas des documents requis. D’autres ont dû payer une seconde course ou parcourir de longues distances à pied, au risque d’arriver en retard à leur lieu de travail.
Divine Atante