Kaniama-Kasese | La renaissance des « bâtisseurs » consacre la réussite du Service national sous l’œil de Félix Tshisekedi

La perspective d’une insertion durable dans la vie active est désormais une réalité tangible pour les pensionnaires du centre de Kaniama-Kasese, où le Président Félix Tshisekedi a annoncé, ce jour, l’intégration prochaine des diplômés au sein de la fonction publique. Cette promesse, assortie d’un numéro matricule et d’un salaire, marque une rupture avec le passé erratique de ces jeunes citoyens, autrefois étiquetés « Kuluna » et aujourd’hui transformés en bâtisseurs de la nation.

« À l’issue de votre formation, vous intégrerez la fonction publique avec la dignité d’un serviteur de l’État », a déclaré le Chef de l’État, soulignant que cette démarche vise avant tout à transformer un capital humain jadis perdu en une force vive indispensable à l’administration.

Au cœur de cette réussite se trouve le travail rigoureux du lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national, dont la main de fer a su insuffler une discipline inédite dans ce centre. Félix Tshisekedi a tenu à saluer cet encadrement qui a permis de réhabiliter des centaines de jeunes, les éloignant durablement des vices de la rue pour les initier aux rigueurs de la terre et du travail communautaire.

« Le travail accompli ici force le respect et prouve que la discipline est la première étape de toute reconstruction personnelle », a affirmé le Président, confortant ainsi la stratégie actuelle du Service national.

Ce passage de l’ombre à la lumière pour ces jeunes est présenté non pas comme une sanction, mais comme une authentique seconde chance offerte par la République. Loin des stigmatisations, le Chef de l’État a encouragé ces « nouveaux bâtisseurs » à préserver cette discipline acquise et à devenir, au sein de leurs futures affectations, des garants de l’unité nationale et des modèles de rectitude.

« Votre engagement est une seconde chance qui vous oblige désormais envers le drapeau », a rappelé Félix Tshisekedi, insistant sur le fait que la reconstruction de l’homme est le préalable nécessaire à celle de l’État.

Cette étape cruciale rappelle les efforts entamés depuis plusieurs années pour moderniser le Service national et en faire un levier de développement agricole capable de stabiliser les zones rurales et urbaines. Si le projet avait été accueilli avec une certaine circonspection lors de son lancement, le site de Kaniama-Kasese est aujourd’hui devenu une référence en matière de production agricole, démontrant la viabilité d’un modèle où la réinsertion sociale se nourrit des impératifs de la souveraineté alimentaire.

« La terre ne ment jamais, et le travail ici produit des fruits visibles pour tout le pays », notait déjà un rapport récent sur la productivité du site.

Pour l’avenir, la pérennisation de ce programme de réinsertion par le travail agricole et l’intégration administrative constitue un test de taille pour la gouvernance congolaise. La réussite du modèle Kaniama-Kasese dépend désormais de la capacité du gouvernement à industrialiser ces méthodes de production tout en garantissant un suivi professionnel rigoureux aux diplômés intégrés dans la fonction publique.

« Ce modèle est désormais un laboratoire grandeur nature appelé à essaimer sur l’ensemble du territoire pour consolider notre stabilité sociale », concluent plusieurs experts, conscients que l’enjeu dépasse désormais la simple rééducation pour toucher au cœur de la modernisation de l’État.

Divine Atante

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