
La lutte contre l’insalubrité franchit une nouvelle étape dans la capitale congolaise. La Régie de gestion des déchets de Kinshasa (REGEDEK) a annoncé le démarrage, dès le 2 mars prochain, d’un contrôle systématique des opérations d’évacuation des déchets ménagers.
Cette mesure s’inscrit dans la dynamique du programme « Kinshasa Ezo Bonga », impulsé par le gouverneur Daniel Bumba, visant à restaurer durablement la salubrité urbaine.
La Gombe choisie comme zone pilote
Une délégation mixte composée de la Direction générale de la REGEDEK, du bourgmestre de la Gombe, d’associations de jeunes et du chef du quartier Cliniques est descendue sur le terrain le 14 février pour sensibiliser les habitants et les opérateurs économiques.
L’objectif : préparer ménages, PME et entreprises de collecte à se conformer aux nouvelles exigences avant l’entrée en vigueur des contrôles.
Tri obligatoire et zonage strict
À compter du 2 mars, plusieurs mesures deviendront obligatoires :
- Tri sélectif des déchets (organiques, inorganiques et plastiques) ;
- Utilisation de sacs-poubelles spécifiques : jaune (organiques), bleu (inorganiques), transparent (plastiques), tous estampillés au logo de la ville ;
Signature d’un contrat avec un prestataire agréé par le ministère provincial de l’Environnement et accrédité par la REGEDEK ;
Respect des horaires et du périmètre réglementaire d’évacuation des déchets.
La politique de zonage sera appliquée sans dérogation afin d’éviter les chevauchements et les collectes informelles.
Des sanctions annoncées
Les autorités préviennent : toute infraction sera sanctionnée. Les prestataires non accrédités ou ne respectant pas les normes s’exposent à des interpellations.
Les missions de contrôle seront assurées par la Police et les officiers de police judiciaire de la Division urbaine de l’Environnement/Lukunga, sous l’autorité du procureur près le Tribunal de grande instance de Gombe.
Vers une gestion moderne des déchets
À travers cette réforme, le gouvernement provincial ambitionne de mettre fin aux dépotoirs sauvages et d’instaurer une gestion structurée et durable des déchets ménagers.
Un tournant décisif pour l’assainissement de Kinshasa, où la propreté devient désormais une responsabilité partagée entre autorités, opérateurs et citoyens.
Divine Atante