Kinshasa | Dieudonné Kamuleta réaffirme son engagement pour la promotion des femmes au sein de la Cour constitutionnelle

Le président de la Cour constitutionnelle et du Conseil supérieur de la magistrature, Dieudonné Kamuleta Badibanga, a réaffirmé, vendredi 19 juin à Kinshasa, sa volonté de renforcer la place des femmes au sein de la plus haute juridiction de la République démocratique du Congo.

Face à plus d’une centaine d’agentes affectées aux cabinets des juges constitutionnels ainsi qu’à son propre cabinet, il a salué leur rôle dans le fonctionnement quotidien de l’institution et plaidé pour une meilleure valorisation de leurs compétences.

« La contribution des femmes demeure essentielle à la qualité du service rendu par notre institution », a souligné Dieudonné Kamuleta, mettant en avant l’importance du personnel féminin dans l’accomplissement des missions de la Cour constitutionnelle.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de reconnaissance et d’accompagnement du travail accompli par les femmes au sein de l’appareil judiciaire congolais.

À cette occasion, le président de la haute juridiction a présenté les principaux axes de sa vision en faveur du personnel féminin. Celle-ci repose notamment sur la recherche de l’excellence professionnelle, le respect de la neutralité institutionnelle, le renforcement continu des capacités ainsi que l’amélioration des conditions sociales de travail.

« L’excellence doit être le moteur de chaque agent de la Cour », a-t-il insisté, appelant les participantes à poursuivre leurs efforts au service de la justice.

Selon lui, cette démarche vise non seulement à promouvoir les compétences féminines, mais également à renforcer l’image et le rayonnement de la Cour constitutionnelle. Dans un contexte où les institutions publiques sont de plus en plus appelées à intégrer les principes de bonne gouvernance et d’égalité des chances, l’implication accrue des femmes apparaît comme un levier important pour améliorer la performance administrative et institutionnelle.

Cette prise de position intervient alors que la République démocratique du Congo poursuit ses engagements en faveur de la promotion du genre dans les institutions publiques. Ces dernières années, plusieurs textes nationaux et instruments internationaux ratifiés par le pays ont encouragé une participation plus active des femmes dans les sphères de décision, notamment dans les secteurs de la justice, de l’administration publique et de la gouvernance.

« Investir dans les compétences féminines, c’est investir dans la qualité de nos institutions », a rappelé le président de la Cour, estimant que l’épanouissement professionnel du personnel féminin constitue un facteur de stabilité et d’efficacité pour l’institution judiciaire.

Cette déclaration s’inscrit dans la continuité des initiatives déjà observées au sein de plusieurs juridictions et administrations publiques du pays, où la question de l’autonomisation des femmes et de leur accès aux responsabilités occupe une place croissante dans les politiques de gestion des ressources humaines. À l’occasion de précédentes célébrations de la Journée internationale des droits des femmes, plusieurs responsables institutionnels avaient également appelé à une représentation plus équilibrée des femmes dans les instances décisionnelles.

Les observateurs s’attendent à ce que cette vision se traduise par des actions concrètes en matière de formation, d’encadrement professionnel et d’amélioration des conditions de travail. Pour de nombreuses agentes de la Cour constitutionnelle, l’enjeu dépasse désormais la simple reconnaissance de leur rôle : il s’agit de créer un environnement favorable à l’émergence de nouvelles générations de femmes capables de contribuer davantage au renforcement de l’État de droit et de la justice en République démocratique du Congo.

Christivie Nyamabu

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