
Un rendez-vous qui met en lumière la créativité congolaise
La capitale congolaise se prépare à vivre deux journées placées sous le signe de la musique, de la création artistique et de la diversité culturelle. Les 24 et 25 juillet 2026, le Festival Heshima réunira au Centre Culturel et Artistique pour les Pays d’Afrique Centrale (CCAPAC), à Kinshasa, plusieurs grandes figures de la scène musicale congolaise ainsi que de jeunes talents, dans une célébration dédiée à la rumba, aux cultures urbaines et aux arts.
« La culture est un patrimoine vivant qui rassemble les générations », résume l’esprit de cet événement dont le nom, Heshima, signifie « respect », « honneur » ou « dignité » en swahili.
Les organisateurs ambitionnent de faire de ce festival un espace de rencontre entre artistes, créateurs et public autour des expressions culturelles congolaises.
Une programmation portée par les grandes voix de la musique congolaise
Selon les organisateurs, plusieurs artistes de premier plan monteront sur scène, notamment Ferré Gola, Innoss’B, Gally Garvey, Pson, Yuma Dash, Zozo Machine, Gaz Fabilous, Bogo The Goat, Shiii, Rena, Zik Seigne, C2B, Eke Lateral, Cycy Rock ainsi que les artistes du label Heshima Music.
La participation de plusieurs têtes d’affiche a été confirmée sur leurs plateformes officielles, renforçant la crédibilité de l’événement.
« La musique demeure l’un des plus puissants ambassadeurs de la culture congolaise », soulignent régulièrement les acteurs du secteur culturel.
Au-delà des concerts, un espace dédié à la culture et à la création
Le festival ne se limitera pas aux prestations musicales. Les visiteurs pourront également découvrir un village culturel proposant des expositions, des défilés de mode, des démonstrations de danse, des œuvres d’art, de l’artisanat local ainsi que des espaces consacrés à la gastronomie congolaise. L’objectif est de mettre en valeur toute la richesse du patrimoine culturel national et de favoriser les échanges entre les différentes disciplines artistiques.
La rumba congolaise, inscrite en 2021 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, occupera une place centrale aux côtés d’autres styles appréciés par la jeunesse, notamment l’afrobeat, le rap, l’amapiano, le DJing et les cultures urbaines émergentes.
« Préserver le patrimoine passe aussi par sa transmission aux nouvelles générations », rappellent les promoteurs de la culture.
Le CCAPAC, un nouveau carrefour de la culture africaine
Créé à la fin de l’année 2024, le Centre Culturel et Artistique pour les Pays d’Afrique Centrale s’impose progressivement comme l’un des principaux espaces culturels de la région. Implanté sur le boulevard Triomphal, à proximité du Palais du Peuple, ce complexe a été conçu pour accueillir de grands événements artistiques et favoriser le rayonnement des cultures africaines.
Depuis son inauguration, le centre multiplie les initiatives destinées à soutenir la création, à encourager les échanges culturels et à promouvoir les industries créatives en Afrique centrale.
À quelques semaines du lancement du Festival Heshima, les attentes sont importantes tant pour les artistes que pour les professionnels de la culture. Ce rendez-vous s’inscrit dans la dynamique engagée depuis la reconnaissance internationale de la rumba congolaise par l’UNESCO et dans les efforts visant à faire de Kinshasa une capitale culturelle incontournable du continent. Si cette ambition se confirme, le festival pourrait devenir un événement majeur du calendrier artistique africain et contribuer davantage au développement des industries culturelles et créatives de la République démocratique du Congo.
Willy Ulengu Samuanda