
La République démocratique du Congo continue de conforter son rang parmi les plus grands producteurs mondiaux de cuivre. Au deuxième trimestre 2026, le complexe minier de Kamoa-Kakula, implanté dans la province du Lualaba, a produit 64 328 tonnes de cuivre, selon les résultats opérationnels publiés par Ivanhoe Mines et relayés par Instant.cd.
Malgré quelques contraintes techniques enregistrées au cours de la période, l’entreprise maintient ses ambitions de croissance.
« La performance confirme la résilience d’un projet devenu stratégique pour la RDC », résume l’évolution du site.
Ivanhoe Mines conserve son objectif de production annuelle compris entre 290 000 et 330 000 tonnes de cuivre pour l’exercice 2026. Le groupe prévoit une accélération progressive de ses activités grâce au renforcement des opérations souterraines et à l’ouverture de nouvelles zones d’exploitation. À terme, Kamoa-Kakula ambitionne d’atteindre une capacité proche de 500 000 tonnes de cuivre par an.
« Investir aujourd’hui, c’est préparer la production de demain », souligne la stratégie de l’entreprise.
Cette progression intervient dans un contexte international marqué par une demande soutenue en cuivre, considéré comme l’un des minerais les plus recherchés de la transition énergétique. Les industries des véhicules électriques, des batteries, des réseaux électriques et des infrastructures bas carbone dépendent fortement de cette ressource. Grâce à ses importantes réserves, la RDC renforce progressivement son influence sur ce marché stratégique. « Le cuivre est désormais au cœur des transformations industrielles mondiales », rappellent plusieurs analystes du secteur.
En parallèle, Kamoa-Kakula poursuit ses investissements dans les infrastructures énergétiques. Le complexe développe une centrale solaire d’une capacité de 60 mégawatts, associée à un système de stockage par batteries destiné à améliorer la stabilité de l’alimentation électrique et à réduire les coûts d’exploitation. Selon les prévisions de l’entreprise, cette capacité devrait atteindre 120 mégawatts d’ici 2027 afin d’accompagner l’expansion des activités minières.
« Une énergie plus fiable est un facteur essentiel de compétitivité », souligne le groupe.
Les performances enregistrées ne concernent pas uniquement le cuivre. La mine de Kipushi confirme également sa montée en puissance avec une production trimestrielle record de 70 177 tonnes de zinc. Ces résultats traduisent la diversification progressive du secteur minier congolais et renforcent la place de la RDC parmi les principaux fournisseurs mondiaux de minerais stratégiques.
« La diversification constitue un atout majeur pour la stabilité de l’industrie minière », estiment les spécialistes.
Ces nouvelles performances s’inscrivent dans la continuité des investissements réalisés ces dernières années pour accroître la capacité de production des grands projets miniers en RDC. Alors que le cuivre et le zinc occupent une place de plus en plus importante dans l’économie mondiale, les défis restent nombreux, notamment en matière d’approvisionnement énergétique, de transformation locale, de création d’emplois et de partage des retombées économiques avec les communautés. Les prochains mois permettront de mesurer si les objectifs annoncés par Ivanhoe Mines seront atteints et dans quelle mesure cette croissance contribuera au développement durable de la République démocratique du Congo.
Dan Banze lwaba