Lubumbashi | Plus de cent personnes interpellées près de la prison de Kasapa lors d’une vaste opération de sécurisation

Les forces de sécurité congolaises ont mené une importante opération de bouclage dans le quartier Kasapa, à Lubumbashi, aboutissant à l’interpellation de plus d’une centaine de personnes, dont six femmes. L’intervention, conduite conjointement par la Police nationale congolaise (PNC) et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), s’est déroulée le vendredi 17 juillet dans cette zone située à proximité de la prison centrale de Kasapa et d’autres infrastructures sécuritaires sensibles. « La sécurité exige une vigilance permanente », résume l’objectif affiché par les autorités.

Selon les informations recoupées auprès de sources médiatiques crédibles, les forces engagées dans cette opération ont saisi trois fusils de type AK-47, plusieurs armes blanches ainsi que divers effets militaires et policiers. Ces saisies visent à réduire les capacités d’action des groupes soupçonnés d’alimenter l’insécurité dans certains quartiers de la capitale du Haut-Katanga. « Retirer les armes de la circulation, c’est prévenir de nouveaux actes criminels », soulignent régulièrement les responsables sécuritaires.

Une stratégie qui s’inscrit dans l’opération « Ndobo »

Cette intervention s’inscrit dans la continuité de l’opération « Ndobo », une campagne de lutte contre la criminalité urbaine déployée dans plusieurs communes de Lubumbashi. Ces derniers mois, plusieurs opérations similaires ont permis l’interpellation de dizaines, voire de centaines de présumés délinquants, ainsi que la saisie d’armes blanches et d’autres objets dangereux. Les autorités provinciales affirment vouloir restaurer durablement la sécurité des personnes et de leurs biens. « La lutte contre le banditisme est un travail de longue haleine », rappellent-elles.

À ce stade, les personnes interpellées sont considérées comme des suspects. Leur éventuelle implication dans des activités criminelles devra être établie par les enquêtes et les procédures judiciaires, conformément au principe de la présomption d’innocence. Aucun élément officiel ne permet encore d’affirmer que toutes les personnes arrêtées sont impliquées dans des faits criminels. « La justice demeure l’étape décisive après toute interpellation. »

Face à la persistance des actes de banditisme dans plusieurs quartiers de Lubumbashi, les autorités sécuritaires multiplient les opérations ciblées. Les précédents bouclages menés dans les quartiers Luwowoshi, Ruashi et Gbadolite avaient déjà conduit à de nombreuses arrestations et à des saisies d’armes. Les services de sécurité annoncent poursuivre cette stratégie afin de renforcer durablement la tranquillité publique, tandis que les organisations de défense des droits humains rappellent l’importance du respect des droits fondamentaux et des garanties judiciaires lors de ces interventions. « L’efficacité de la sécurité se mesure aussi au respect de l’État de droit. »

 

Dan Banze Lwaba

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