
Le climat politique est tendu dans la province du Maniema, alors que des violences ont éclaté lors de l’arrivée de Moïse Katumbi à Kindu, le chef-lieu de la province. La société civile des forces vives du Maniema (SOCIMA) a vivement réagi et a accusé le gouverneur ad intérim, Afani Idrissa, d’être à l’origine de ces violences et de condamner le lynchage d’un militant de l’Ensemble pour la République.
Dans un communiqué publié par maître Stéphane Kamundala, président de la SOCIMA en mission à Kinshasa, l’organisation a qualifié cet acte de « d’assassinat politique ». Elle a également pointé du doigt le gouverneur intérimaire, affirmant que « sous le règne de son excellence Afani Idrissa Mangala, et à cause des efforts par lui fournis pour son maintien au poste de gouverneur, bien qu’interminable, la province du Maniema vient de subir beaucoup d’actes de cruauté, d’atrocités, de terreurs, et à elle de perdre nombre de personnes à l’âge de fleur gratuitement ».
La SOCIMA demande aux autorités judiciaires de mener des enquêtes approfondies pour identifier et punir les responsables de ces violences. Selon l’organisation, tout porte à croire que ces incidents ont été planifiés par le gouverneur ad intérim Afani Idrissa, en réaction aux événements survenus récemment à Kindu.
Ces violences ont malheureusement coûté la vie à un avocat membre du parti politique Ensemble pour la République. Les affrontements ont eu lieu au rond-point du cinquantenaire sur le boulevard Joseph Kabila, où les militants de l’Ensemble pour la République et ceux de l’UDPS se sont rencontrés. Moïse Katumbi, en cortège à pied avec des milliers de militants, se dirigeait vers la place Mapon où il devait tenir son discours de campagne électorale.
La situation reste tendue dans la province du Maniema, et il est crucial que des mesures soient prises pour prévenir de nouveaux actes de violence. La société civile appelle également la population à faire preuve de discernement lors des prochaines élections présidentielles, en choisissant un projet de société convaincant pour l’avenir du pays.
Christvie Nyamabu