RDC : 10 mois sans salaire, les 750 députés provinciaux boycottent la rentrée ce mercredi

Grève générale ce 30 septembre. Session de septembre bloquée sur tout le territoire.

Kinshasa, 30 septembre 2026 – C’est un mouvement inédit. Ce mercredi 30 septembre, jour de la rentrée parlementaire de la session de septembre, aucune assemblée provinciale n’ouvrira ses travaux. Du moins si le mot d’ordre est respecté.

Le collectif des députés provinciaux de la RDC, qui représente près de 750 élus provinciaux, maintient son boycott. Raison : 10 mois d’émoluments impayés.

Dans une déclaration officielle rendue publique ce mardi 29 septembre à Kinshasa, le collectif constate « l’absence de réponse satisfaisante » à ses revendications malgré un ultimatum de 48h lancé samedi 26 septembre par le questeur Marcel Gbagara Nzuambe.

Pire : les ordres de paiement seraient déjà disponibles à la Banque centrale, selon le collectif, mais bloqués au niveau du ministère des finances.

Le bras de fer monte :

– Boycott total de la plénière d’ouverture prévue ce mercredi 30 septembre
– Manifestation annoncée ce mercredi au centre financier à Kinshasa pour les députés présents dans la capitale
– Mise en garde : tout président d’assemblée provinciale qui ouvrirait les travaux malgré tout s’expose à une procédure de destitution
– Appel à ne pas organiser de cérémonies officielles

« Indifférence persistante du ministre des finances », dénonce le collectif.

Les élus se disent victimes d’une discrimination : élus le même jour que le président, les députés nationaux et les sénateurs (élus indirectement par eux), ils seraient les seuls à ne pas être payés. Les autres perçoivent régulièrement.

Ils rappellent que le chef de l’État lui-même aurait donné des instructions claires, dont la dernière le 27 mars 2026 lors de la 13e conférence des gouverneurs à Bandundu, mais que ces instructions « n’ont pas été suivies d’effets ».

« Pourquoi les instructions du Chef de l’État ne sont-elles pas respectées ? Qui bloque leur mise en œuvre ? », s’interrogent-ils.

Une crise qui paralyse la décentralisation.

Anastasie Mimbolo

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.