RDC | Le FCC dénonce l’enlèvement de l’ex-ministre Martin Kabwelulu à Kinshasa

L’ex-ministre Martin Kabwelulu et son épouse kidnappés à Kinshasa. Le FCC crie au scandale, le silence des autorités inquiète.

C’est une nuit comme tant d’autres à Kinshasa. Jusqu’à 3 heures du matin. À cette heure-là, selon les voisins, des cris déchirent le calme de la commune. Puis des rafales de panique, des portes qui claquent, et une quarantaine d’hommes armés non identifiés s’évanouissent dans l’obscurité, emportant avec eux Martin Kabwelulu, 77 ans, ancien ministre des Mines, et son épouse. Depuis, plus rien. Ni revendication, ni réaction officielle.

Le Front Commun pour le Congo (FCC), famille politique de Joseph Kabila, monte immédiatement au créneau. Dans un communiqué au ton sec, la plateforme dénonce une « grave atteinte à la sécurité des citoyens et à l’État de droit ». L’opposition parle de « dérive inquiétante » et exige des réponses. Pour elle, le rapt de Kabwelulu n’est pas un fait divers. C’est un message.

« Ce genre d’acte ne peut rester impuni. Il s’agit d’une personnalité connue, ancien parlementaire, ex-ministre. Que personne ne soit à l’abri en dit long sur le climat d’insécurité généralisée », lâche un cadre du FCC, visiblement ébranlé.

Le silence du pouvoir, lui, laisse place à toutes les spéculations. Malaise ? Complicité ? Ou simple impuissance ? En attendant, l’affaire prend une tournure politique, alors que chaque fait tragique réveille la méfiance, la rancune, les blessures non refermées d’un régime en transition permanente.

 

DAN BANZE IWABA

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