
Dans la province du Nord-Kivu, le pouvoir public alerte sur le risque d’apparition de cas qui s’apparentent à la maladie du charbon, communément appelée anthrax, dans plusieurs zones de santé locales.
D’après les sources sanitaires, cette pathologie zoonotique, qui affecte aussi bien les animaux que les êtres humains, fait planer une grosse menace sérieuse sur la santé publique.
L’anthrax se transmet principalement par la consommation de viande d’animaux morts ou de produits animaux infectés en amont.
Cependant, certains modes de contamination sont également possibles, en l’occurrence le contact direct avec des animaux malades ou des spores présentes dans le sol.
Des sources médicales notent parmi les signes cliniques retrouvés chez un être humain infecté figurent :
- la fièvre élevée ;
- les maux de gorge ;
- les douleurs généralisées ;
- la diarrhée sanglante ;
- et d’autres symptômes graves pouvant évoluer rapidement.
Face à cette menace, la conseillère principale du gouverneur en charge de la santé, madame Prisca Luanda Kamala, appelle la population à éviter la consommation de viande douteuse et à se rendre immédiatement dans un établissement de santé en cas de symptômes suspects.
L’autorité locale appelle à la vigilance optimale en vue de parer à toute éventuelle épidémie.
Par ailleurs, les services vétérinaires et sanitaires sont mobilisés pour ce faire, afin d’assurer la surveillance accrue sur cette nouvelle pathologie qui pourrait décimer des vies humaines.
BASILE MUYA