À Kananga, la Journée des FARDC célébrée en chants et danses à l’Académie militaire

Ce samedi 17 mai, dans l’enceinte feutrée de l’amphithéâtre de l’Académie Militaire de Kananga, la Journée nationale des FARDC n’a pas été qu’un hommage martial. Elle a été chantée, dansée, scandée.

Le patriotisme s’est exprimé à coups de pas de danse, de vers déclamés et de mélodies entonnées par des jeunes en uniforme ou en habits de fête, sous le regard approbateur d’une poignée d’autorités locales.

La scène, soigneusement dressée par le Centre Culturel de la Jeunesse (CCJ), a été investie par des enfants et des adolescents. À leurs âges, ils ne portent pas encore les armes, mais déjà l’uniforme du discours national : celui du dévouement à la patrie.

« Il faut semer l’amour du pays très tôt », glisse Me Alexandre Tshiama Mamba, cheffe du CCJ, sourire et conviction mêlés.

« Le drapeau, ce n’est pas qu’un bout de tissu. C’est un appel. »

Dans le public, des élèves officiers en formation, des cadres civils et quelques parents. Et au centre, Honoré Mutshipayi Balowe, ministre provincial en charge de l’Éducation, de la Culture et des Arts, applaudit à tout rompre. Il loue la « vision pacificatrice » du président Tshisekedi et salue la mémoire « des braves tombés pour la République ». Puis, se tournant vers les jeunes recrues :

« Investissez-vous. L’Afrique centrale vous regarde. »

Le commandant de l’Académie, le général Putshiateo, ne cache pas son émotion :

« Ce genre d’initiative, c’est un souffle. Une promesse. »

Et peut-être aussi une stratégie douce de réconciliation entre les civils et l’armée dans une région longtemps marquée par la méfiance.

Dans la salle, les tambours résonnent, les pieds martèlent le sol, les voix s’élèvent. La République, ce jour-là, se conjugue au présent culturel. Une armée qui danse n’est pas moins sérieuse. Elle est simplement plus proche de ceux qu’elle protège.

 

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