Déploiement de 10 000 km de fibre optique | Le Ministre José Mpanda lance la phase préparatoire du futur appel d’offres

Le gouvernement franchit une nouvelle étape dans la mise en œuvre de sa stratégie de transformation numérique. À Kinshasa, le ministre des Postes, Télécommunications et Numérique, José Mpanda, a lancé l’atelier de mobilisation précoce du marché relatif au dossier d’appel d’offres pour la construction et l’exploitation de la dorsale nationale en fibre optique.

Organisée au Fleuve Hôtel Congo, cette rencontre réunit les acteurs institutionnels, techniques et financiers autour d’un projet considéré comme l’un des plus structurants du secteur numérique en République démocratique du Congo. En sa qualité de président du Comité de pilotage du Projet de transformation numérique (PTN), José Mpanda a présenté cette étape comme un préalable destiné à préparer un processus de sélection transparent et compétitif.

Selon le ministre, cette mobilisation précoce vise à partager les orientations du futur appel d’offres, recueillir les observations des parties prenantes et consolider un cadre de confiance conforme aux standards internationaux, notamment ceux de la Banque mondiale et de l’Agence française de développement (AFD).

Le gouvernement, a-t-il assuré, entend garantir un processus de passation transparent, un cadre contractuel équilibré ainsi qu’un environnement favorable aux investissements privés. L’objectif est d’aboutir à un dossier d’appel d’offres suffisamment robuste pour attirer les principaux acteurs du marché.

Financé à hauteur de 500 millions de dollars par la Banque mondiale, avec un appui de 100 millions d’euros de l’AFD, le Projet de transformation numérique prévoit notamment le déploiement de 10 000 kilomètres de fibre optique à travers le pays ainsi que la réalisation d’infrastructures complémentaires dans le secteur des télécommunications. Lancé en juillet dernier, le programme s’étend sur une période de cinq ans.

« La dorsale nationale en fibre optique n’est pas un simple projet technique. Elle est un levier de souveraineté, un accélérateur de croissance, un outil d’inclusion et un pilier de la transformation de l’État et de l’économie nationale », a déclaré José Mpanda.

Pour le coordonnateur de l’Unité de gestion du projet, Noël Litanga, cet investissement doit permettre d’interconnecter les provinces et les territoires, de renforcer la résilience du réseau national, de réduire les coûts de transmission et de soutenir le développement des infrastructures numériques stratégiques, notamment les centres de données et les plateformes nationales.

DIVINE ATANTE

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