Baccalauréat 2026 | Plus de 12 000 finalistes du Kasaï-Central 2 présents à l’épreuve du destin à Luiza

Ce lundi 22 juin 2026, le territoire de Luiza est devenu le cœur battant de l’éducation au Kasaï-Central 2, avec le lancement officiel de la session ordinaire de l’Examen d’État.

Sous un soleil porteur d’espoir, 12 207 candidats ont rejoint les bancs pour affronter les épreuves qui scelleront leur parcours scolaire.

« Ce jour représente l’aboutissement de nombreuses années de labeur ; ces examens ne sont pas seulement une évaluation, ils constituent une véritable épreuve de maturité », a déclaré avec solennité Trésor Kapend, Proved de cette province éducationnelle.

L’organisation logistique repose cette année sur un maillage de 50 centres de passation, disséminés stratégiquement entre les territoires de Luiza et de Kazumba pour réduire les distances de marche des élèves. L’Inspecteur Principal Provincial (IPP), Didier Mangi, a veillé personnellement à la répartition de ces sites pour garantir l’équité d’accès.

« Nous avons mobilisé toutes nos ressources pour que chaque candidat, où qu’il se trouve, puisse concourir dans des conditions de sérénité absolue », a-t-il précisé lors de la cérémonie à l’EP Komvo.

La participation féminine, bien que toujours en deçà de la parité parfaite, affiche un signal encourageant avec 3 912 filles inscrites, soit 32 % de l’effectif global. Ce chiffre témoigne d’une lente mais réelle déconstruction des barrières socioculturelles dans l’arrière-pays kasaïen. Pour garantir l’intégrité du processus, l’IPP a fermement rappelé à l’ordre le corps des surveillants.

« Vous n’êtes pas là pour favoriser certains candidats ni pour traumatiser les autres, mais pour être les garants d’une justice académique », a martelé Didier Mangi.

C’est l’Administrateur du territoire, Jean Calvin, qui a officiellement brisé les scellés des malles d’examens, entouré du conseil de sécurité local et des superviseurs provinciaux. Ce lancement fait écho à la session de 2025, où les autorités avaient déjà insisté sur la lutte contre les « centres de rayonnement » et la fraude organisée. À l’avenir, le défi du Kasaï-Central 2 restera l’augmentation du taux de scolarisation des jeunes filles, avec l’ambition de franchir le cap des 40 % de participation dès la prochaine décennie.

 

Willy Ulengu Samuanda

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