
L’Examen d’État 2026 a officiellement démarré ce lundi 22 juin sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo. Depuis le Lycée Tuendelee, à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a donné le coup d’envoi de cette session nationale décisive pour des centaines de milliers d’élèves finalistes.
À cette occasion, elle a appelé les candidats à compter avant tout sur leurs connaissances, leur travail et leur mérite pour franchir avec succès cette étape majeure de leur parcours scolaire.
« La réussite doit être le fruit de l’effort personnel », a insisté la ministre devant les élèves, les autorités éducatives et les responsables des centres d’examen.
Un message fort adressé aux finalistes alors que l’Examen d’État demeure l’une des évaluations les plus importantes du système éducatif congolais, ouvrant l’accès à l’enseignement supérieur et à de nombreuses opportunités professionnelles.
Dans son intervention, Raïssa Malu a assuré que toutes les dispositions logistiques, administratives et sécuritaires avaient été prises afin de garantir le bon déroulement des épreuves à travers le pays.
« Chaque candidat doit composer dans un environnement serein, équitable et transparent », a-t-elle souligné, réaffirmant l’engagement du gouvernement à préserver l’intégrité de l’examen national.
La ministre a également mis en garde contre toute tentative de fraude, de corruption ou de trafic d’influence. Pour elle, la valeur du diplôme d’État repose avant tout sur la crédibilité du processus d’évaluation.
« Un diplôme n’a de valeur que s’il repose sur le mérite, la transparence, l’équité et la rigueur », a-t-elle déclaré, rappelant que chaque intervenant est tenu d’agir avec responsabilité et professionnalisme.
Au-delà des candidats eux-mêmes, la réussite de cette session dépend de l’implication de toute la communauté éducative. Enseignants, inspecteurs, surveillants, chefs de centres, administrations provinciales et services de sécurité sont appelés à jouer pleinement leur rôle.
« L’éducation est une responsabilité collective », a rappelé la ministre, estimant que la qualité de l’organisation constitue un facteur déterminant pour renforcer la confiance du public dans le système éducatif national.
Sur le terrain, les autorités provinciales de l’éducation saluent plusieurs avancées engagées ces dernières années. L’inspecteur provincial de l’Éducation nationale au Haut-Katanga, Joseph Mwinkey, a notamment mis en avant la poursuite du processus de décentralisation des centres de correction. Selon lui, cette réforme contribue à améliorer l’efficacité administrative, à accélérer le traitement des résultats et à moderniser progressivement l’organisation des examens nationaux.
Dans les différents centres visités à travers le pays, les finalistes ont abordé cette première journée avec concentration et espoir. Pour beaucoup, l’Examen d’État représente bien plus qu’une simple évaluation académique.
« C’est la porte d’entrée vers l’université et vers l’avenir professionnel », confient plusieurs candidats, conscients de l’importance de ces épreuves pour la suite de leur parcours.
Cette édition s’inscrit dans la continuité des efforts entrepris par les autorités éducatives pour renforcer la transparence des examens nationaux. Ces dernières années, le gouvernement a multiplié les initiatives visant à lutter contre les irrégularités, à améliorer les conditions d’organisation et à moderniser les mécanismes de correction et de publication des résultats. Ces réformes répondent à une exigence largement partagée : garantir que le diplôme d’État demeure une référence crédible et respectée sur l’ensemble du territoire national.
Les prochains jours seront donc déterminants pour les candidats comme pour les organisateurs. Si la discipline, la rigueur et le respect des règles annoncées sont maintenus jusqu’au terme du processus, cette session 2026 pourrait confirmer les progrès enregistrés dans la gouvernance du système éducatif congolais. Une ambition résumée par le message central lancé depuis Lubumbashi : faire triompher le mérite, afin que chaque diplôme obtenu reflète réellement les compétences et les efforts de son détenteur.
Willy Ulengu Samuanda