
Nouvelle victoire judiciaire pour l’administration Trump. La Cour suprême des États-Unis, dominée par les conservateurs, a provisoirement validé ce mardi 6 mai le décret présidentiel visant à exclure les personnes transgenres des forces armées.
Par six voix contre trois, la plus haute juridiction du pays a levé la suspension décidée par deux tribunaux fédéraux, à Washington et dans l’État de Washington, qui avaient gelé l’application de cette mesure jugée discriminatoire. Cette autorisation est toutefois temporaire : la cour d’appel fédérale reste saisie sur le fond du dossier.
Signé fin janvier, le décret du Président américain Donald Trump affirme vouloir « débarrasser l’armée de l’idéologie transgenre » au nom de l’efficacité militaire. Le texte stipule que l’expression d’une identité de genre divergente du sexe de naissance « ne peut satisfaire aux normes rigoureuses du service militaire ».
Dans la foulée, le ministère de la Défense a annoncé l’arrêt des recrutements de personnes transgenres, et prévoit l’expulsion progressive de celles déjà en service, sauf dérogation. Près de 15 000 soldats transgenres serviraient actuellement dans l’armée américaine, selon les estimations, sur quelque deux millions de militaires.
Cette décision judiciaire marque un tournant dans la stratégie politique de Donald Trump, revenu au pouvoir en promettant de restaurer une vision conservatrice de l’armée et de la société. Déjà, lors de son premier mandat (2017-2021), il avait restreint l’accès des personnes transgenres à l’armée, en particulier celles ayant entamé une transition médicale.
Son successeur, Joe Biden, avait annulé ces restrictions dès son arrivée à la Maison Blanche, affirmant que « tous les Américains aptes à servir » devaient en avoir le droit, indépendamment de leur genre.
LUKEKA KALUME