
L’ambassadrice américaine en RDC, Lucy Tamlyn, a haussé le ton face à la persistance des tensions entre Kinshasa et Kigali, avertissant de possibles sanctions si les accords de paix ne sont pas respectés.
Les États-Unis envoient un signal fort aux protagonistes de la crise entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda. Lors d’une conférence de presse, l’ambassadrice américaine à Kinshasa, Lucy Tamlyn, a rappelé l’engagement de Washington à garantir la stabilité dans la région des Grands Lacs. Elle a averti :
« Des conséquences punitives sont sur la table si les engagements pris ne sont pas respectés. »
Alors que les tensions restent vives, notamment autour du soutien présumé de Kigali aux rebelles du M23, Tamlyn a évoqué des leviers diplomatiques et économiques que les États-Unis pourraient activer pour faire pression sur les parties concernées.
Mais la diplomate américaine n’a pas uniquement agité le bâton. Elle a également mis en avant une carotte stratégique : un projet hydroélectrique régional de 760 millions de dollars censé relier le Burundi, le Rwanda et la RDC.
« Ce projet est une opportunité historique, mais il ne verra le jour que si la paix s’installe durablement », a-t-elle précisé.
Ce projet énergétique, en gestation depuis plusieurs années, pourrait améliorer l’accès à l’électricité dans la région, un facteur essentiel pour la croissance économique. Il illustre aussi l’approche duale des États-Unis : pression politique d’un côté, incitation au développement de l’autre.
Alors que les regards sont tournés vers les dirigeants de la région, Washington rappelle que la coopération régionale ne peut se construire que sur la base de la confiance et du respect mutuel. En coulisses, plusieurs diplomaties africaines et occidentales s’activent pour éviter une nouvelle escalade.
DAN BANZE