
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a rendu public, lundi 28 juillet à Kinshasa, un rapport révélant la faible représentation des femmes dans les productions audiovisuelles en République démocratique du Congo.
Cette étude qualitative, présentée lors d’un atelier, a montré la marginalisation persistante des figures féminines dans les rôles d’expertise, de pouvoir ou d’influence dans les médias.
D’une vingtaine de pages, le rapport montre que, bien que des femmes soient impliquées dans la production de contenus médiatiques, leur visibilité dans les programmes à portée décisionnelle reste limitée. Les stéréotypes genrés dominent toujours les lignes éditoriales, reléguant souvent les femmes à des rôles secondaires ou traditionnels.
Mimi Engumba, présidente de la commission technique du CSAC, a déploré cette situation, appelant les médias à une prise de conscience collective. Elle a insisté sur l’importance de promouvoir une représentation plus équitable de la femme dans l’audiovisuel national. Son collègue Brunon Mbolison, vice-président du CSAC, a, quant à lui, reconnu les contraintes financières pesant sur certains médias, mais a souligné que celles-ci ne sauraient justifier le non-respect de l’éthique journalistique, notamment sur la question du genre.
Cette initiative de monitoring vise à dresser un état des lieux objectif et à encourager des réformes structurelles pour une meilleure inclusion des femmes dans le paysage médiatique. Le CSAC appelle les organes de presse à revoir leurs politiques éditoriales afin de mieux refléter la diversité congolaise et les enjeux de parité.
LUKEKA KALUME