
Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a salué la décision du ministère de l’Éducation interdisant l’exclusion des élèves enceintes des établissements scolaires. Il a appelé à une prise de responsabilité collective pour garantir leur droit à l’éducation sans stigmatisation.
S’exprimant à l’occasion de la célébration de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU sur les femmes, la paix et la sécurité, le 15 juillet à l’hôtel Sultani de Kinshasa, Patrick Muyaya a insisté sur l’importance d’un encadrement parental renforcé et d’un accompagnement éducatif des jeunes filles. Selon lui, l’exclusion scolaire en cas de grossesse constitue une double peine et ne contribue pas à la prévention.
« Lorsqu’une jeune fille tombe enceinte, faut-il l’exclure du système éducatif ou assurer qu’elle soit encadrée avec les dispositifs adaptés ? », a-t-il questionné.
Il estime que la société doit cesser de culpabiliser uniquement les filles et impliquer aussi les garçons dans les efforts de sensibilisation.

Le Ministre de la Communication et Médias a également interpellé les médias sur leur rôle dans la lutte contre les stéréotypes :
« Il est préférable d’éviter la stigmatisation. Les journalistes peuvent aider à protéger nos enfants en ouvrant le dialogue autour des sujets souvent considérés comme tabous. »


Il a enfin souligné la responsabilité partagée entre l’État, les familles et les médias dans l’éducation à la sexualité et dans la construction d’une société plus inclusive, affirmant que la protection des filles enceintes reste une exigence de justice sociale et de cohésion.
Onesime Beko