RDC-Élections des Gouverneurs : Rétrospective sur le premier mensonge de Denis Kadima et la complicité de l’UDPS [Tribune de Henry Ngindu]

Devoir de mémoire sur l’histoire du 6 Mai 2022

À l’ère des enjeux électoraux périlleux en RDC, le Président de la Centrale électorale, Denis Kadima, avait organisé pour le compte de son institution l’élection des gouverneurs ayant eu lieu dans 14 provinces congolaises le 06 mai dernier, laquelle fut la première depuis son avènement tant contesté à la tête de la centrale électorale.

Denis Kadima : Des Actes qui trahissent les Paroles

En pleine période de la cartographie pour les élections crédibles et transparentes en 2023, le Président de la Centrale électorale a rassuré la tenue des élections dans le délai constitutionnel, tout en invitant les parties prenantes à s’impliquer pour un processus électoral réussi.

Denis Kadima, a, en outre, annoncé la ferme volonté de son institution de multiplier les échanges avec les femmes et les jeunes qui représentent 70% de la population. L’objectif étant d’impliquer ces dernièrs dans le processus électoral.

Il suffit de laisser le temps au temps afin de se rendre compte que le mensonge n’a point les pieds dans la démarche de Denis Kadima.

Après la publication des listes provisoires des candidats gouverneurs et vice gouverneurs de la province du Kasaï Central, publiées par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), le samedi 02 Avril dernier, Mamie Ngalula Kalala constate l’absence de son nom sur les listes provisoires.

Qu’est-ce qui se passe ?

A Mamie Ngalula de répondre avec indignation dans une interview exclusive accordée à la Radio de la Femme.

Sous le choc du désappointement, la candidate gouverneure non alignée sur la liste des candidatures retenues provisoirement pour le Kasaï Central, Mamie Ngalula Kalala affirme que son dossier est en ordre sur tous les plans tout en dénonçant une stratégie mise en place pour favoriser les candidats de l’UDPS.

”Sur le plan administratif et technique mon dossier est en ordre. Je constate qu’il s’agit d’un passage obligé dont nous sommes victimes en faveur des candidats de l’UDPS. Ils mettent hors état de nuire les candidats influents en faveur d’une catégorie des candidats de l’UDPS”, a déclaré Mamie Ngalula Kalala.

Qu’est-ce qui se passe ?

A Denis Kadima de rassurer qu’un dossier pareil ne serait pas parvenu à la connaissance de son institution et est non envisageable, et ouvre une brèche pour la saisine de la justice.

À la question de savoir s’il y’a possibilité qu’un candidat retenu provisoirement sur la liste des candidats gouverneurs voit son nom disparaître comme dans un film de science-fiction ?

La réponse du numéro 1 et technicien de la Centrale électorale est restée négative et donc un “NON”.

Et pourtant des juristes techniciens en droit électoral, sous anonymat, crient sur le mensonge manifeste du Président de la Centrale électorale sur ce dossier. La contre-intelligence électorale scientifique démontre que pareille situation est possible dans le contexte où la centrale électorale serait devenue le garçon de courses d’une institution républicaine supérieure, et puis accepterait de vendre son indépendance au profit de cette institution à prépondérante politique globalisante.

Quel est le mystère caché avant l’annonce de l’évangile ?

Rien qui puisse surprendre dans ce casus, La Vice-présidente nationale de la ligue des Femmes du parti politique Rassemblement des Démocrates Tshisekedistes (RDT), Mamie Ngalula Kalala a rajouté qu’elle avait déposé son dossier deux mois en avance au bureau de réception et traitement des candidatures de la CENI afin d’éviter tout éventuel retard.

Dans des circonstances exceptionnelles John KABEYA SHIKAYI, serait-il devenu un candidat de faveur, comme dans la série l’espion devenu président où pour mieux dire comme dans le film américain réalisé par Chris Rock et sorti en 2003 intitulé “Président par accident (Head of State)” ?

Il suffit de lire le portrait de BELEDU Doux-Jésus sur John Kabeya Shikayi, le nouveau Gouveneur du Kasaï-Central publié le 6 mai 2022  sur LibertéActu.com

Le cri de cœur de Mamie Ngalula comme dans les romans et essais de Stendhal au début du XIXè siècle a-t-il eu une réponse ?

On se souviendra de ce cri de cœur de Mamie Ngalula : “Sur le plan administratif et technique, mon dossier est en ordre. Je constate qu’il s’agit d’un passage obligé dont nous sommes victimes en faveur des candidats de l’UDPS. Ils mettent hors état de nuire les candidats influents en faveur d’une catégorie des candidats de l’UDPS”.

La nouvelle histoire électorale à l’horizon 2023 retiendra que le premier mensonge de la nouvelle centrale électorale fut celle de vendre son indépendance au profit du parti présidentiel en place.

 

Henry Ngindu, le sapiteur

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