
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) convoque l’artiste Rebo Tshulo, l’accusant de dérives dans sa dernière production musicale devenue virale. Une nouvelle illustration des tensions croissantes entre liberté de création et régulation des contenus en RDC.
Ce jeudi 8 mai à 11h, l’artiste Deborah Tshimpaka Mulanga, plus connue sous son nom de scène Rebo Tshulo, devra s’expliquer devant le Secrétariat d’instruction du CSAC, dans la commune de Gombe. Motif : la diffusion d’une chanson jugée contraire aux bonnes mœurs, au regard de la loi organique régissant le secteur de la communication en République démocratique du Congo.

Dans une correspondance signée par le président du CSAC, Me Bosembe Lokando Christian, l’artiste est sommée de se présenter au 2ᵉ étage de l’immeuble Likasi. En cause, des violations présumées des articles 5, 6, 54 et 113 de la loi organique n°11/001 du 10 janvier 2011. Ces dispositions encadrent notamment la liberté de l’information, la dignité humaine et l’éthique professionnelle.
Le CSAC reproche à Rebo Tshulo des propos et images susceptibles de heurter le public, dans une chanson dont le succès fulgurant sur les réseaux sociaux ne semble pas avoir empêché la controverse. L’institution rappelle que l’artiste est tenue de présenter ses moyens de défense à l’audition, sous peine de sanctions prévues par la loi.