Rebellion rwandaise en RDC || Le CSAC appelle les médias à éviter la propagation d’actes séditieux des rebelles

Dans un communiqué publié ce vendredi 39 mars, le Conseil supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) a adressé une mise en demeure formelle à tous les médias de la République démocratique du Congo, les enjoignant à cesser de relayer les « actes séditieux » des terroristes du M23, liés à l’armée rwandaise, impliqués dans l’agression du pays.

Le président du CSAC, Christian Bosembe, a souligné la nécessité pour les médias de rejeter catégoriquement toute forme de justification des activités criminelles de ces terroristes qui se sont rebellés contre la République. Il a également mis en garde contre la diffusion d’apologies déplacées sur les réseaux sociaux concernant le recrutement de ces agitateurs, menaçant de sanctions sévères tout contrevenant.

Christian Bosembe a rappelé aux professionnels des médias leur devoir éthique et déontologique, soulignant que le CSAC n’hésitera pas à prendre des mesures sévères à l’égard de toute infraction. Il a également souligné que « aucune argumentation, aussi sophistiquée soit-elle, ne saurait absoudre le déshonneur national inhérent à l’usage des armes contre notre propre patrie. »

Le code de déontologie et d’éthique du journaliste congolais prévoit dans son article 13 que les journalistes doivent faire preuve de retenue dans la présentation des faits susceptibles de mettre en danger ou de nuire aux intérêts vitaux de l’État et de la société.

Le CSAC, l’une des trois Institutions d’appui à la démocratie de la RDC, aux côtés de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), a pour mission principale de garantir et d’assurer la liberté et la protection de la presse, ainsi que de tous les moyens de communication de masse dans le respect de la loi. Il veille strictement au respect de l’éthique et de la déontologie en matière d’information ainsi qu’à l’accès équitable des partis politiques, des associations et des citoyens aux moyens officiels d’information et de communication.

ANGE ALOKI

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