
Le rendez-vous est pris sous les projecteurs du Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta. Ce mercredi 1er juillet 2026, les Léopards de la République démocratique du Congo défieront les Three Lions d’Angleterre en seizièmes de finale de la Coupe du monde.
« Ce n’est plus seulement un match, c’est une reconnaissance diplomatique par le sport », confiait un officiel de la FECOFA après la confirmation du tableau final.
Cette affiche inédite couronne un parcours héroïque des Congolais, qualifiés in extremis grâce à leur résilience.
La qualification s’est dessinée dans la douleur mais avec une autorité retrouvée. Après un nul tactique face au Portugal (1-1) et un revers frustrant contre la Colombie (1-0), les hommes de Sébastien Desabre ont dû puiser dans leurs réserves pour renverser l’Ouzbékistan (3-1) lors de l’ultime joute du groupe K.
« La force de ce groupe est de savoir transformer le doute en moteur », expliquait le sélectionneur français en zone mixte.

Menés à la pause, les Léopards ont prouvé que leur solidité défensive, marque de fabrique de l’ère Desabre, pouvait s’accompagner d’un réalisme offensif foudroyant.
L’Angleterre, sortie leader du groupe L, se dresse désormais comme un géant à faire tomber. Si les observateurs donnent les sujets de Sa Majesté favoris, la dynamique congolaise impose le respect. « Nous ne venons pas en victimes, mais en compétiteurs qui ont déjà vaincu l’histoire », martelait le capitaine Chancel Mbemba. Cette rencontre marque la toute première apparition de la RDC en phase à élimination directe d’un Mondial, effaçant définitivement les vieux démons de 1974.

En regardant dans le rétroviseur, ce succès s’inscrit dans la lignée de la montée en puissance observée lors de la dernière CAN, où la cohésion du vestiaire avait déjà surpris les cadors du continent. Les perspectives pour ce 1er juillet sont claires : une victoire propulserait la RDC en huitièmes de finale, un exploit que seuls quelques rares nations africaines ont réalisé. Les analystes s’accordent à dire que si le milieu congolais parvient à museler les transmissions anglaises, l’impossible pourrait devenir réalité sur le sol américain.
Willy Ulengu Samuanda