RDC | Félix Tshisekedi arbitre les urgences entre guerre, épidémie et éducation lors du 93ème Conseil des ministres à Kinshasa

Le Président Félix Tshisekedi a réuni son gouvernement ce vendredi 26 juin 2026 à la Cité de l’Union africaine pour une séance de travail marathon. Au cœur de cette 93ème réunion du Conseil des ministres : une course contre la montre pour stabiliser l’Est du pays, tant sur le front sécuritaire que sanitaire.

« Gouverner, c’est choisir entre des urgences qui n’attendent pas, mais la sécurité de nos concitoyens reste la boussole de chaque décision », a confié une source proche de la Présidence à l’ouverture des débats.

L’ordre du jour est lourd, marqué par l’ombre persistante de la coalition AFC/M23/RDF dont l’occupation de certains territoires menace désormais l’économie nationale. Le Conseil examine avec inquiétude l’impact de cette agression sur la signature de projets de commerce extérieur pourtant financés par la Banque Mondiale.

« On ne peut bâtir des ponts commerciaux là où les armes imposent encore leur silence », souligne un expert du ministère du Commerce Extérieur présent lors des travaux.

Sur le front sanitaire, l’exécutif évalue la riposte contre la souche Bundibugyo de l’épidémie d’Ebola qui sévit dans les provinces orientales. Parallèlement, le secteur éducatif s’invite à la table avec la présentation des innovations de la 59ème édition de l’Examen d’État, visant à sécuriser le parcours des finalistes malgré le contexte de crise.

« L’éducation de nos enfants est le seul rempart durable contre l’obscurantisme et la violence », rappelle un conseiller spécial du Chef de l’État.

Cette réunion fait écho aux engagements pris lors du Conseil des ministres de mars dernier, où la priorité avait été donnée à la numérisation des services publics. Les perspectives d’avenir dépendent désormais de la capacité du gouvernement à transformer ces délibérations en actions concrètes sur le terrain, notamment par le rétablissement de l’autorité de l’État dans les zones occupées.

« Le défi de 2026 sera celui de la résilience institutionnelle face aux chocs exogènes », prédisent déjà les analystes politiques.

Divine Atante

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