Après ses propos controversés, Koffi Olomide reconnaît qu’il faut un peu « plus de diplomatie » dans ce qu’il dit

Invité au CSAC ce jeudi 11 Juillet à Kinshasa pour présenter ses moyens de défense face aux propos tenus dans le magazine Le Panier sur la RTNC, l’artiste musicien Koffi Olomide, très détendu, a qualifié ce moment d’une séance essentiellement pédagogique.

Celui qu’on appelle Quadra Koraman, a indiqué à la presse qu’il a eu des échanges fructueux avec Christian Bosembe, Président du Conseil supérieur de l’audiovisuel au Congo, à qui il a présenté ses vives félicitations pour le travail abattu par cette institution d’appui à la démocratie.

« Je voulais dire bravo au CSAC et à son Président Bosembe (…). La séance d’aujourd’hui était plus pédagogique qu’autre chose. Nous avons a parlé et nous nous sommes compris. Rien d’autre de plus »

Et de reconnaître :

« Même si ce que le chanteur Koffi a dit est vrai et fondé, mais il faut peut-être un peu plus de diplomatie ».

Signalons toutefois que la star congolaise Koffi Olomide a remercié le président le CSAC et son président pour l’hospitalité et la courtoisie qu’il a bénéficié de cette institution, lors de cette séance. Contrairement à ce que l’opinion publique redoutait : une série des décisions qui pourraient être prises contre lui après sa réflexion sans langue de bois sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays.

Cependant, en tant qu’ambassadeur de la culture en RDC, l’artiste musicien Koffi Olomide a également reconnu le rôle qu’il doit jouer durant ce moment de la crise qui frappe l’est de la RDC.

Basile Muya

Kinshasa | Jacquemain Shabani à l’écoute des agents du secrétariat général à l’intérieur

Ce mercredi 10 juillet, Jacquemain Shabani Lukoo a, dans sa visite au secrétariat général à l’intérieur et la sécurité à Kinshasa, rassuré les agents de son implication à la quête et requête des solutions adaptées aux problèmes.

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, Jacquemain Shabani a échangé avec les agents de son ministère, qui lui ont présenté leurs difficultés quotidiennes auxquelles ils sont confrontés.

Le patron de la territoriale congolaise a promis son implication pour résoudre les problèmes urgents auxquels sont confrontés les administratifs du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité.

Ce fut un moment de joie et de bonheur pour les agents cadres et nouvelles unités non payées du secrétariat général à l’intérieur de présenter leurs désidératas au patron de la territoriale Jacquemain Shabani qui a fait le déplacement jusque dans leurs installations sur invitation prompte et opportune du secrétaire général à l’intérieur Jean-Rigobert Tshimanga Musungayi.

Notons que parmi les difficultés présentées au VPM de l’intérieur figurent l’absence des frais de fonctionnement, l’insuffisance des locaux devant servir de bureaux et cadres d’épanouissements professionnels pour le personnel du secrétariat.

Basile Muya

L’Ouganda dément tout soutien au M23 : « Le rapport de l’ONU n’a aucun fondement. Nous avons de bonnes relations avec le gouvernement de la RDC »

L’armée ougandaise a catégoriquement nié toute implication dans le soutien au groupe rebelle M23, en réponse aux accusations formulées par des experts des Nations unies. 

Lors d’une déclaration officielle, le porte-parole de l’armée ougandaise, le brigadier général Félix Kulayigye, a fermement rejeté le rapport onusien.

« Ce rapport n’a absolument aucun fondement scientifique. Il manque de documentation et il est biaisé. Nous n’avons aucune raison de soutenir ces rebelles, alors que nous faisons partie des mécanismes régionaux pour la résolution des conflits dans l’est de la RDC. Que des gens fassent ce genre d’allégations est une façon de saboter les efforts que nous entreprenons, plutôt que de les soutenir », a déclaré le général Kulayigye.

Le porte-parole a également souligné que l’Ouganda ne sert pas de base pour les rebelles du M23, mais accueille des réfugiés conformément à la politique des Nations unies.

« Si ces experts sont réellement des Nations unies, ils devraient soutenir les efforts régionaux pour trouver une solution pacifique, plutôt que de nous accuser de prendre partie. Non, notre pays n’est pas utilisé comme base par ces rebelles. En revanche, notre pays accueille des réfugiés pour leur propre sécurité, en accord avec la politique des Nations unies. Nous avons de très bonnes relations avec le gouvernement de la RDC », a-t-il ajouté.

Le général Kulayigye a également mentionné les opérations conjointes menées avec les forces armées congolaises dans la région de l’Ituri pour lutter contre les terroristes des ADF, s’interrogeant sur les motivations de l’Ouganda à soutenir un groupe rebelle combattant le gouvernement congolais.

Le rapport des experts de l’ONU affirme que des officiels ougandais ont permis le transit sans restriction des troupes du M23 et de l’armée rwandaise à travers l’Ouganda. Le document mentionne également que des responsables du M23 ont été aperçus à plusieurs reprises cette année en Ouganda.

Face à ces révélations, le gouvernement de la RDC a exprimé sa consternation. Thérèse Kayikwamba Wagner, ministre d’État et ministre des Affaires étrangères, a abordé la question lors d’un briefing de presse à Kinshasa.

« Nous menons depuis déjà plus d’une année l’opération Shuuja avec les forces armées ougandaises, les UPDF. Donc nous collaborons sur beaucoup de sujets, nous collaborons aussi dans les questions d’infrastructures dans la zone de Beni, de Kasindi », a-t-elle déclaré.

Mme Wagner a souligné l’importance de soulever cette question par les canaux diplomatiques appropriés et a réaffirmé l’engagement de la RDC à traiter ces préoccupations.

 

Placide LUKEKA

Kinshasa || Voici les numéros d’appels d’urgence de la police

L’état-major général de la police nationale congolaise vient de disponibiliser 4 (Quatre) destinés aux appels d’urgence de la population en détresse ayant besoin d’une intervention rapide des équipes policières pour les cas de criminalité dans n’importe quel cas de la ville de Kinshasa.

Trouvez ci-dessous les numéros d’appels d’urgences de la Police pour l’État major commandement :

– +243831626828;

– +243900003921;

– +243857372249;

– +243972634600;

Par ailleurs, la police ville-province de Kinshasa porte à la connaissance des Kinoises et Kinois d’émettre des appels en temps réel. Ces numéros d’appels d’urgence sont opérationnels 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

« Il est demandé à la population d’appeler en temps réel, cela veut dire qu’il faut surtout appeler instantanément pendant que les faits se déroulent encore ».

Selon une source proche du commandant divisionnaire adjoint de la PNC ville province de Kinshasa, la police s’est engagé à disponibiliser également les numéros d’appels d’urgence pour les districts et groupes mobiles d’intervention restants dans les heures qui suivent.

« Les numéros d’appels d’urgence pour les districts et GMI restants seront communiqués à la population dans les heures qui suivent ».

 

Basile Muya

Sécurité-Est | Le Chef de l’État a tenu une IIème réunion de la Task force du Haut commandement militaire

Le Président Félix Tshisekedi a présidé hier lundi 8 juillet, au Palais présidentiel de Mont-Ngaliema, la deuxième réunion de la Task Force du Haut Commandement militaire, faisant suite à celle tenue le vendredi 5 juillet.

Cette importante rencontre a rassemblé, en plus du Haut commandement militaire, le vice-Premier ministre chargé de la Défense, le ministre des Finances, le Directeur de cabinet du Président, les responsables des services de sécurité et certains conseillers du Chef de l’État. L’objectif était d’évaluer la situation militaire et sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).

Durant la réunion, le Commandant suprême des Forces armées de la RDC (FARDC) et de la Police nationale a défini les orientations stratégiques nécessaires. Il a ordonné au Haut commandement militaire d’exécuter les mesures décidées pour préserver l’intégrité territoriale du pays, marquant ainsi la détermination du gouvernement à restaurer la paix et la sécurité dans la région.

 

Marlaine Kanku

Sud-Kivu | Le M23 atteint Kalehe, les tirs font des victimes à Minova (Bintou Keita devant le Conseil de sécurité de l’ONU)

Les rebelles du M23 ont atteint le territoire de Kalehe au Sud-Kivu, provoquant des tirs qui ont fait des victimes à Minova et d’autres villes environnantes, a déclaré Bintou Keita, cheffe de la MONUSCO, devant le Conseil de sécurité des Nations unies ce lundi 8 juillet.

Cette avancée des rebelles a entraîné la mort et les blessures de plusieurs civils et a provoqué de nouveaux déplacements de population.

« Dans le sud de la province, des rumeurs d’infiltrations du M23 sur le plateau d’Uvira, de Fizi et de Mwenga ont exacerbé les tensions dans les communautés locales. Ce qui mérite l’attention des autorités, » a ajouté Bintou Keita.

Le 5 juillet 2024, l’organisation de la société civile Lutte pour le Changement (LUCHA) a publié une liste des villages et cités contrôlés par les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda. Selon cette liste, 87 zones, comprenant des villages et cités situées dans les territoires de Masisi, Rutshuru, Nyragongo et Lubero, sont désormais sous le contrôle du M23, exacerbant l’insécurité en République Démocratique du Congo.

Les rebelles du M23 et leurs commanditaires rwandais ont également détruit le site de cantonnement des ex-combattants à Kirumba, dans le territoire de Lubero. Ce site faisait partie du Programme de désarmement, démobilisation et réinsertion communautaire (P-DDRCS). Kambale Kinyali Yuston, chef d’antenne du P-DDRCS à Butembo-Lubero, a rapporté que les rebelles ont incendié sept tentes offertes par la MONUSCO ainsi que des maisons en planche destinées à accueillir les miliciens qui se rendaient.

Par ailleurs, un nouveau rapport des experts mandatés par l’ONU, consulté lundi par Sasastudio.net, révèle que 3 000 à 4 000 militaires rwandais combattent aux côtés des rebelles du M23 contre l’armée congolaise dans l’Est de la RDC. Cette présence militaire rwandaise renforce les capacités des rebelles et complique la situation sécuritaire dans la région.

 

Placide Lukeka

Guerre de l’Est | L’implication directe et décisive des RDF aux côtés du M23 mise à nue par les experts de l’ONU

Dans un nouveau rapport de l’ONU sur la situation sécuritaire à l’Est de la RDC, il a été révélé que 3 000 à 4 000 militaires rwandais combattent aux côtés des rebelles du M23 (Mouvement du 23 Mars) contre l’armée congolaise dans la partie Est du Congo-Kinshasa.

D’après les experts de Nations Unies, Kigali n’apporte pas que l’aide au M23. Ils parlent d’une implication directe et décisive.

« Le RDF a, de facto pris le contrôle et la direction des opérations du M23 et que son intervention militaire a été déterminante pour la spectaculaire expansion territoriale réalisée entre janvier et mars 2024. »

D’ailleurs, lors de son intervention le 20 juin dernier sur France 24, Paul Kagame le président Rwandais a déclaré être prêt à se battre contre la RDC s’il le fallait, sans évoquer la question de la présence des troupes Rwandaises sur le sol congolais. Cependant, depuis un certain temps plusieurs pays et organisations dont la France, Belgique, les USA et l’Union Européenne sont montés au créneau pour demander à Paul Kagame de retirer ses troupes armées RDF et ses missiles sol-air du territoire congolais et d’arrêter tout soutien aux rebelles du M23. Ces demandes sont restées jusqu’ici sans effet.

De leur côté, les experts onusiens décrivent en détails les incursions systématiques des militaires Rwandais sur le sol congolais dont plus d’un millier seraient arrivés en RDC uniquement en mi-janvier 2024. Ils estiment que lors de la rédaction de leur rapport soit en avril 2024, les troupes Rwandaises égalaient, voire surpassaient les combattants rebelles du M23.

 

Basile Muya

Guerre dans l’Est | Le 1er VP de l’Assemblée Nationale éclaircit la position de la RDC à l’Ambassadrice aux USA

Le Premier Vice-Président de l’Assemblée nationale, le Professeur Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu, a accueilli l’Ambassadrice Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Démocratique du Congo aux États-Unis, Marie-Hélène Mathey Boo Lowumba, pour un important échange diplomatique.

Cette rencontre s’est déroulée en deux volets principaux. D’une part, Marie-Hélène Mathey Boo Lowumba a présenté ses civilités aux autorités parlementaires de la nouvelle législature, représentées par le Premier Vice-Président Tshilumbayi. D’autre part, elle a saisi l’occasion pour s’informer de la politique générale du pays afin de mieux orienter ses actions à Washington D.C.

La diplomate congolaise a souligné l’importance cruciale du soutien des partenaires internationaux, en particulier celui des États-Unis, dans le contexte de l’agression que subit la RDC dans sa partie Est de la part du Rwanda, par l’intermédiaire de l’union des groupes armés, M23-AFC-RDF. L’ambassadrice a exprimé son souci et celui de ses collègues de voir cette guerre prendre fin pour attirer les investisseurs étrangers et favoriser le développement du pays.

L’Ambassadrice Mathey Boo Lowumba a également salué les éclaircissements fournis par le Premier Vice-Président de l’Assemblée nationale, qui lui ont permis de mieux comprendre les enjeux et les positions de la RDC.

Concernant la position des États-Unis face à cette crise, la diplomate a affirmé que le pays de l’Oncle Sam soutiendra les décisions prises par le gouvernement congolais pour éradiquer cette menace et rétablir la paix à l’Est du pays.

Espérant Daniel Kambulu

Lubero | 22 nouveaux soldats condamnés à mort pour désertion

Des nouvelles condamnations enregistrées ce lundi 8 juillet dans les rangs des Forces Armées de la RDC pour fuite en avant dans la ligne de front.

La justice militaire a acté la peine capitale de 22 militaires qu’elle accuse d’avoir fui « devant l’ennemi » au moment de combats opposant l’armée congolaise aux rebelles du M23.

Cette nouvelle vague de condamnations porte à près de 50 le nombre de peines capitales prononcées en moins d’une semaine pour les mêmes motifs, rapportent les sources proches de la Défense nationale congolaise.

Dans un dossier en instruction au tribunal, siégeant en territoire de Lubero, au Nord-Kivu, est de la RDC, l’on a prononcé 16 peines de mort, trois peines de 10 ans de prison ferme et trois acquittements. C’est l’accusation qui avait requis samedi la peine capitale contre les 22 accusés.

Par ailleurs, dans une autre affaire examinée et jugée dans la foulée, six soldats ont été condamnés à mort et un acquitté, a précisé à l’Agence Française de presse l’avocat Jules Muvweko.

Basile Muya

Fin de la guerre dans l’Est | Quand Kigali fait chanter Kinshasa

Les tractations pour la cessation des hostilités dans la partie Est de la RDC prennent une tournure remarquable depuis un bon bout de temps.

Côté congolais, toutes les voies aussi bien diplomatiques que militaires, pour la fin de la guerre imposée à la RDC, sont envisageables. Pour le camp des agresseurs, le Rwanda, l’Ouganda et leurs supplétifs du M23-AFC, le dialogue. À ce titre, Kigali déploie toute son énergie pour parvenir à ses fins. Le régime rwandais prépare, en effet, tous les contours pour fomenter prématurément des négociations sur l’issue des affrontements dans la région qu’ils occupent illicitement.

Le ministre Rwandais des affaires étrangères Olivier Nduhungirehe distille des faits gravement dénaturés dans les médias. Cet officiel de la partie Belligérante a insinué que les discussions étaient engagées entre la partie congolaise et Rwandaise sous la houlette de l’EAC et de l’Ouganda. Il a expliqué sur son compte X qu’il y avait eu « à Zanzibar en Tanzanie, des discussions et des engagements directs et francs » entre le gouvernement congolais et rwandais.

Pour le gouvernement congolais, il est clair que le régime rwandais, habitué à la manipulation, vient encore de le montrer.

« Il n’y a jamais eu dimanche des « discussions directes » ou des « engagements francs » entre la RDC et son agresseur le Rwanda en Tanzanie lors d’une retraite informelle et consultative des pays de la Communauté des Etats d’Afrique de l’est (EAC), comme l’avait écrit dans le but de manipuler l’opinion, le ministre rwandais des Affaires étrangères. »

Par ailleurs, la trêve humanitaire, décrétée le 5 juillet par les USA, pour deux semaines, a subitement été violée hier dimanche 7 juillet. Des crépitements de balles ont été signalés à la suite d’un affrontements entre la coalition M23-RDF-AFC et les combattants Wazalendo au village de Matembe, à environ 12 km de Kaseghe en territoire de Lubero. Cette suspension bilatérale des hostilités engageait les parties au conflit à faire taire leurs armes, à permettre le retour volontaire des personnes déplacées et à fournir au personnel humanitaire un accès sans entrave aux populations vulnérables. Toutes les zones d’hostilités qui affectent le plus les populations civiles, suivant les conditions fixées par les USA, étaient concernées. Au regard du tournant qu’a pris la situation de l’Est, tout porte à croire que l’étau est entrain de se resserrer autour du Rwanda et ses affidés.

Basile Muya